Monoxyde de carbone : les signaux à ne jamais ignorer
Chaque hiver, des foyers sont touchés par une intoxication au monoxyde de carbone. Le danger vient rarement d'un appareil défectueux au sens spectaculaire du terme. Le plus souvent, il s'agit d'un conduit encrassé, d'une ventilation obstruée ou d'un appareil mal réglé. Autrement dit, de situations ordinaires. Chez Artisan Gorgan Ramonage, à Draguignan, nous croisons régulièrement ces installations. Voici donc ce qu'il faut savoir reconnaître, sans attendre l'accident.
Un gaz que rien ne permet de détecter
Ni odeur, ni couleur, ni goût
C'est ce qui le rend si dangereux. Le monoxyde de carbone ne pique pas les yeux et ne sent rien du tout. Ainsi, aucun de vos sens ne vous alertera. De plus, il se diffuse rapidement dans toute l'habitation. Une personne endormie peut donc être exposée sans jamais se réveiller.
D'où il vient dans une maison
Il naît d'une combustion incomplète, quand l'appareil manque d'air ou que les fumées s'évacuent mal. Par conséquent, tout appareil à combustion est concerné : cheminée, insert, poêle à bois, poêle à granulés, chaudière, chauffe-eau. En revanche, un appareil bien entretenu et correctement raccordé évacue ses fumées comme prévu.
Deux situations reviennent souvent. D'abord le conduit encrassé, qui laisse de moins en moins passer les fumées. Ensuite le manque d'air neuf dans la pièce, quand une entrée d'air a été bouchée. Dans les deux cas, l'appareil n'est pas en cause : c'est son environnement qui a changé.
Les signaux qui doivent vous alerter
Les symptômes des occupants
Ils ressemblent d'abord à une fatigue ordinaire. On observe des maux de tête, des nausées, des vertiges et une grande lassitude. Cependant, un détail doit vous mettre la puce à l'oreille : ces troubles touchent **plusieurs personnes en même temps**, y compris les animaux. De plus, ils s'atténuent quand on sort de la maison, puis reviennent en rentrant. Ce schéma est le signal d'alerte le plus fiable.
Les indices sur l'appareil
Une flamme qui devient orange ou jaune, au lieu d'être bleue sur une chaudière, doit alerter. De même, des traces noires ou des suies autour de l'appareil signalent une évacuation défaillante. Enfin, un appareil difficile à allumer traduit souvent un problème de tirage.
Les indices dans la pièce
De la condensation inhabituelle sur les vitres, une odeur de fumée qui stagne, un refoulement au moment de l'allumage : ces signes sont tous liés à une mauvaise évacuation. Ainsi, même sans symptôme ressenti, ils justifient un contrôle.
Un cas mérite une attention particulière. Si la maison a été récemment isolée ou si les menuiseries ont été changées, l'étanchéité à l'air s'est nettement améliorée. C'est excellent pour les factures, mais l'appareil dispose alors de moins d'air qu'avant. Par conséquent, une installation qui fonctionnait sans souci pendant vingt ans peut devenir problématique après des travaux.
Que faire en cas de doute
Les gestes sont simples, et l'ordre compte. D'abord, ouvrez portes et fenêtres pour aérer largement. Ensuite, arrêtez si possible les appareils à combustion. Puis faites sortir tout le monde du logement, animaux compris. Enfin, appelez les secours depuis l'extérieur : le 15, le 18 ou le 112.
Ne réintégrez pas les lieux avant l'intervention d'un professionnel. En effet, un logement qui semble aéré peut rester dangereux si la source n'a pas été identifiée.
Comment réduire le risque durablement
L'entretien des conduits
C'est la mesure la plus efficace, et elle est encadrée par la réglementation. Un conduit ramoné évacue correctement, un conduit encrassé étouffe la combustion. Par ailleurs, le ramoneur ne fait pas que brosser : il contrôle le tirage et l'état des raccordements. Nous rappelons ces obligations dans notre article sur le ramonage à Draguignan.
La ventilation, qu'on ne bouche jamais
Voilà l'erreur la plus fréquente en hiver. On obstrue une grille d'aération pour ne plus sentir le froid, et l'appareil manque alors d'air. Or une combustion privée d'oxygène produit précisément du monoxyde. Ces entrées d'air doivent donc rester libres, en toute saison.
Le détecteur, en complément et non en remplacement
Un détecteur de monoxyde certifié est un bon filet de sécurité. Cependant, il ne remplace jamais l'entretien : il signale un problème déjà présent, il ne l'empêche pas. Placez-le dans la pièce de l'appareil, et vérifiez sa pile régulièrement.
Faire contrôler votre installation
La fin de l'été est la bonne période, avant les premiers feux. D'abord parce que les appareils sont froids. Ensuite parce que les plannings se remplissent dès les premières nuits fraîches. Un certificat vous est remis après le ramonage, document que votre assurance peut demander.
Chez Artisan Gorgan Ramonage, nous intervenons sur les cheminées, inserts, poêles à bois et poêles à granulés, à Draguignan comme à Roquebrune-sur-Argens. Le détail figure sur notre page ramonage. Pour faire vérifier votre installation avant l'hiver, contactez-nous ou appelez le 06 43 73 82 15.
