Mistral et toiture

Mistral et toiture : prévenir les dégâts du vent

Dans la Dracénie, le mistral fait partie du décor. On s'y habitue, et on finit par ne plus y penser. Pourtant, c'est lui qui use le plus sûrement les toitures du Var, bien plus que la pluie. Une toiture ne cède presque jamais d'un coup : elle se desserre saison après saison, puis lâche un jour de rafale. Chez Artisan Gorgan Ramonage, à Draguignan, nous constatons chaque année les mêmes dégâts. Voici donc comment le vent travaille votre toit, et ce que vous pouvez faire.

Comment le vent s'attaque à une toiture

Le vent ne pousse pas le toit, il l'aspire

C'est le point que l'on comprend rarement. Quand une rafale passe au-dessus d'une toiture, elle crée une dépression sur la face supérieure. Autrement dit, elle tire les tuiles vers le haut au lieu de les écraser. Ainsi, une tuile simplement posée peut se soulever sans qu'aucun objet ne l'ait heurtée. C'est pourquoi les dégâts apparaissent souvent en pleine surface, loin des bords.

Les zones où le vent trouve prise

Le vent cherche un point d'entrée. Il le trouve d'abord aux extrémités : rives, faîtage, débords de toit. Ensuite, dès qu'une tuile se décale, l'air s'engouffre en dessous. Le phénomène s'amplifie alors tout seul, car chaque élément soulevé offre une prise supplémentaire au suivant. Une petite négligence devient donc un désordre étendu en une seule nuit de mistral.

Ce que le mistral abîme en premier

Les tuiles de rive et de faîtage

Ce sont les premières victimes, et de loin. Sur les toitures anciennes scellées au mortier, celui-ci se fissure avec les années. Par conséquent, les faîtières bougent, puis se déplacent. De même, une rive descellée laisse le vent circuler sous la couverture.

Les éléments rapportés

Antennes, paraboles, panneaux, chapeaux de cheminée : tout ce qui dépasse prend le vent. En effet, ces éléments n'ont pas toujours été fixés avec le même soin que la couverture. Un support qui vibre finit par desserrer ses points d'ancrage, puis par percer l'étanchéité autour de lui.

Ce que les arbres projettent

Le mistral ne se contente pas de tirer sur les tuiles. En effet, il transporte aussi tout ce qui traîne autour de la maison. Une branche de pin, un morceau de bâche ou un objet de jardin suffit à casser une tuile en la percutant. Par ailleurs, les branches qui surplombent la couverture frottent à chaque rafale. Ainsi, elles usent l'émail des tuiles et finissent par les fendre. Un élagage régulier des arbres proches du toit fait donc partie de la prévention.

Les gouttières et les descentes

Une gouttière mal fixée se déforme sous les rafales répétées. De plus, les crochets se descellent progressivement. Le résultat se voit à la première pluie : l'eau déborde au lieu de s'évacuer correctement.

Après un épisode venteux : les bons réflexes

Regarder depuis le sol, jamais depuis le toit

C'est la règle la plus importante de cet article. Ne montez pas sur une toiture après un coup de vent. En effet, les éléments déplacés sont instables et le support peut être fragilisé. Prenez plutôt du recul et observez la ligne du toit : elle doit être régulière, sans creux ni tuile en saillie.

Faire le tour de la maison

Cherchez au sol les morceaux de tuile, les débris de mortier et les fragments de ciment. Ainsi, un éclat retrouvé dans le jardin indique presque toujours un désordre en hauteur. Regardez également les gouttières : une descente désaxée se repère facilement.

Vérifier les combles

Montez au grenier avec une lampe, quelques jours après l'épisode. Ensuite, cherchez un point de lumière visible depuis l'intérieur. C'est le signe le plus clair d'une tuile manquante. Une trace d'humidité fraîche mérite la même attention.

Prévenir plutôt que réparer

Les fixations mécaniques

Sur les zones exposées, les tuiles peuvent être fixées mécaniquement plutôt que simplement posées. De même, un faîtage à sec sur closoir ventilé résiste mieux qu'un scellement au mortier. Ces solutions se décident lors d'une réfection, ou lors d'une reprise partielle.

Le contrôle avant la mauvaise saison

Un passage annuel suffit à repérer ce qui a bougé. En effet, resceller une rive prend peu de temps, alors que remplacer un pan entier de couverture est une autre affaire. Nous détaillons ce contrôle dans notre article sur les tuiles cassées.

Faire intervenir un professionnel

Si vous constatez des tuiles déplacées, n'attendez pas la prochaine pluie. Une toiture ouverte laisse entrer l'eau, et l'eau abîme la charpente bien plus vite que le vent. En cas d'urgence, une mise hors d'eau provisoire protège la maison le temps d'organiser la réparation : c'est ce que nous faisons en dépannage de toiture.

Chez Artisan Gorgan Ramonage, nous intervenons à Draguignan et dans toute la Dracénie, aussi bien pour un contrôle avant la saison venteuse que pour une reprise après coup. Vous trouverez le détail de nos prestations sur notre page couvreur zingueur. Pour faire examiner votre toiture, contactez-nous ou appelez le 06 43 73 82 15.